Récession, pression inflationniste, licenciements mais aussi incertitudes liées à une année électorale avec la présidentielle d’octobre 2019 sont les éléments qui plantent le contexte de ces négociations. Si la base des syndicats et les travailleurs réclament des revalorisations salariales plus franches après une année 2018 durant laquelle le pouvoir d’achat a été largement entamé avec des augmentations de salaire en deçà des 47,6% d’inflation, les entreprises avancent les difficultés comptables liées à la récession (chute de 2,6% du PIB l’année dernière selon les statistiques officielles). Alors que Mauricio Macri (centre droit) est candidat à sa réélection, le gouvernement devra donc répondre à des exigences contradictoires tout en veillant à ne pas rétro-alimenter l’inflation avec des revalorisations d’emblée trop haussières.
Quels repères pour ces négociations sectorielles ? Le gouvernement a avancé le plafond de 23%. Alors que la majorité des négociations vont s’étendre de mars à juillet, le syndicat des travailleurs des entités sportives et civiles et la fédération argentine des responsables d’immeuble ont négocié en accord avec ce plafond : 23% pour 2019, en plusieurs segments avec, selon les cas, une clause de révision.
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