Schneider Electric, c’est « une grosse machine qui fait 25 Md€ de chiffre d’affaires », « une présence dans 100 pays », « 160 000 collaborateurs », « 50 000 fournisseurs », établit Maxime Goualin, manager des droits de l’homme au sein de l’entreprise, lors de la matinée AEF.
SCHNEIDER ELECTRIC : UNE POLITIQUE SUR LE POINT D’ABOUTIR APRÈS 2 ANS DE TRAVAIL
« Le sujet des droits de l’homme a vraiment émergé il y a deux ans », raconte-t-il. À l’époque, alors qu’il essayait « de comprendre de quoi il s’agissait », il a été contacté par une collègue qui répondait à un appel d’offres d’une société minière canadienne pour équiper une mine en Érythrée. Or, trois Érythréens avaient porté plainte contre le futur client potentiel pour travail forcé et atteinte aux libertés. Maxime Goualin a alors été interrogé par sa collègue sur le process en place : « On s’est rendu compte qu’on n’en avait pas. On faisait déjà des choses sur nos sous-traitants mais pas sur les clients. »
Schneider décide en conséquence de définir une « politique claire », laquelle sera prochainement signée par le PDG et cosignée par les responsables RH, financier et supply chain.
Pour cela, l’entreprise a créé un groupe de travail « au plus haut niveau de l’entreprise », avec les nombreuses fonctions impactées par le sujet : le développement durable, les RH, la compliance, les audits, les achats, les ventes… « La première difficulté a été de vulgariser le sujet et de le rendre maniable et compréhensible.