Elle a dû arrêter de travailler à cause des souffrances psychiques (anxiété, dépression, tentatives de suicide, séjours en clinique psychiatrique, entre autres) provoqués par le harcèlement sexuel d’un collègue. Cette gardienne de parking d’une commune de la Zélande-du-Nord perçoit donc, aujourd’hui, à 47 ans une pension d’invalidité. L’Office national pour les accidents du travail et les maladies professionnelles (Arbejdsskadestyrelsen) a en effet reconnu le harcèlement sexuel dont elle a été victime en 2009 comme un « accident au travail », constatant un degré de lésion de 5% et une perte de capacité de travailler de 75%, ce qui a déclenché l’indemnisation par l’employeur de 3 millions de couronnes (402 834 euros), dont la moitié versée de suite et le reste mensuellement jusqu’à l’âge de la retraite.
Danemark : les syndicats prêts à revoir leur stratégie contre le harcèlement sexuel au travail après une indemnisation historique
3 millions de couronnes (près de 403 000 euros): c’est le montant de l’indemnisation reconnu par l’Office national pour les accidents du travail et les maladies professionnelles, en faveur d’une victime de harcèlement sexuel, classé comme accident au travail au vu des graves dégâts psychiques subis. Suite à cette décision historique, les principaux syndicats danois se disent prêts à revoir leur stratégie dans ce domaine. Le Danemark étant au premier rang en Europe pour le nombre de victimes déclarées de harcèlement sexuel au travail, le syndicat 3F a lancé une campagne ce mois-ci visant à changer la donne.
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