Le document est long de 117 pages, mais ce n’est qu’a là deuxième moitié, près avoir passé un historique très détaillé du syndicalisme espagnol, que l’on rentre dans le vif du sujet : »repenser le syndicat pour remettre le travail au centre de la société », avec une réflexion sur le modus operandi du syndicat et les pistes pour l’améliorer. Les affiliés de CCOO seront appelés à participer au débat qui s’ouvre au sein du syndicat et à apporter leurs contributions sur la page web qui sera ouverte à cet effet.
La perte du pouvoir syndical et des affiliations. C’est la grande récession de 2008, qui marque le point d’inflexion selon les auteurs. D’autant qu’elle est suivie de « la grande agression », c’est à dire la réforme de la loi du travail de 2012 qui introduit un changement du modèle de négociation collective, laissant le syndicalisme en général et CCOO en particulier, très affaibli, avec un pouvoir syndical bridé au moment où, justement, les questions sociales, le chômage, la précarité, la pauvreté et les inégalités sont au coeur des préoccupations de la société.