« Une étape vers une vision nouvelle de l’entreprise », au service de toutes ses parties prenantes. C’est ainsi qu’Antoine Frérot, PDG du groupe Véolia, caractérise la « raison d’être », dont le groupe expert des métiers de l’eau, de l’énergie et des déchets (171.000 salariés), s’est officiellement doté lors de son assemblée générale du 18 avril sans la soumettre, pour autant, au vote des actionnaires afin de l’inscrire dans ses statuts (ce qui, selon le Conseil d’Etat, oblige à s’y conformer).
Cette précocité dans la définition de la « raison d’être » n’a rien d’une surprise : Antoine Frérot, par ailleurs président du think tank L’Institut de l’entreprise, est un partisan connu de cette disposition de la loi Pacte, et a initié la création d’un « Cercle des entreprises à raison d’être » (voir dépêche n°11136).