- L’OIT fête cent ans cette année. Pourriez vous rappeler les principales réalisations de cette organisation ?
Guy Ryder. Un grand mérite des fondateurs de l’OIT est d’avoir fait de la justice sociale un objet de coopération internationale dans le cadre d’une organisation multilatérale. Ils ont considéré à juste titre que la lutte contre les inégalités et la pauvreté, l’amélioration du sort des femmes et des hommes au travail, le renforcement du dialogue social étaient des objectifs qu’on ne pouvait pas atteindre au plan national seulement. C’est cela la valeur ajoutée de l’OIT et de son mandat international : coordonner les efforts, partager des valeurs, mais aussi des règles communes, notamment en matière de droits fondamentaux, en évaluer la mise en œuvre, avec l’engagement de nos membres tripartites, représentant les travailleurs, les employeurs et les gouvernements de 187 pays aujourd’hui.