La mesure la plus significative du décret-loi est indubitablement le tour de vis sur les contrats à durée déterminée, largement libéralisés depuis le décret Poletti de 2014. La durée maximale sera de 24 mois (contre 36 mois auparavant), qu’il s’agisse d’un seul contrat ou de renouvellements successifs. Le nombre de renouvellements possibles est abaissé de 5 à 4, et les cotisations sociales augmenteront de 0,5% à chaque renouvellement.
Les CDD strictement encadrés après la 1ère année. Passés les 12 premiers mois pour lesquels un motif n’est pas requis, un CDD ne pourra être renouvelé que pour 3 motivations spécifiques : remplacement ; « exigences temporaires et objectives, étrangères à l’activité ordinaire de l’entreprise » (par exemple, la mise en place d’un nouveau système informatique) ; « exigences liées à des hausses temporaires, significatives et non programmables de l’activité ordinaire » (par exemple les pics de production, mais pas les pics saisonniers qui sont programmables).