Pour la première fois depuis cinq ans, les directions de la Cgil, la Cisl et l’Uil se sont réunies à Rome, le 30 avril dernier. Le document commun qui en est issu fixe les priorités communes des trois confédérations pour sortir de la crise, les mobilisations pour y parvenir et les principes sur la représentation syndicale. Considérant « urgent » de remettre le travail « au centre des choix politiques et économiques », elles revendiquent des mesures pour « ouvrir une nouvelle phase », parmi lesquelles :
- des solutions pour les situations urgentes, dont le refinancement des amortisseurs sociaux dérogatoires et la « protection effective » des « exodés » ;
- la réduction des impôts sur les salaires, retraites et pour les entreprises qui embauchent ;
- la modernisation et la simplification de l’administration publique, et des investissements dans l’instruction publique et dans la recherche ;
- la définition d’une politique industrielle apte à relancer la production et « valorisant les entreprises qui investissent dans la recherche et l’innovation et sauvegardent l’emploi et les compétences ».