Pays-Bas : réforme de la loi sur les licenciements

Cinq partis politiques formant une majorité ont passé l’accord de « Kundunz », comme on appelle le budget 2013, adopté au Parlement le 26 avril et qui sera présenté le 18 septembre prochain par la reine Beatrix. Ce budget d’austérité, qui donne aux Pays-Bas leur feuille de route pour 2013, ne sera pas remis en question par les législatives anticipées fixées au 12 septembre. Ces élections seront en effet suivies, comme c’est toujours le cas aux Pays-Bas, par plusieurs semaines de négociations autour de la formation d’un nouveau gouvernement de coalition. Le budget, qui prévoit d’accélérer la réforme des retraites (v. dépêche n° 120284), va aussi entraîner l’assouplissement de la loi sur les licenciements, une réforme demandée par les employeurs depuis plus de dix ans. A partir de 2014, les employeurs ne seront plus obligés de présenter un dossier à l’assurance-chômage (UWV) ou à la justice pour licencier un salarié. En principe, les ruptures de contrat de travail sont traitées par l’UWV, qui peut s’opposer à un licenciement. Pour aller plus vite et être plus sûr de l’emporter, moyennant indemnités, les employeurs sont nombreux à aller directement devant la justice (v. dépêche n°090887). Désormais, il reviendra à l’employé d’aller en justice s’il n’est pas d’accord avec son licenciement. Les indemnités vont par ailleurs baisser, passant d’un minimum de un mois de salaire par année d’ancienneté (ce qu’on appelle aux Pays-Bas la « formule du magistrat ») à un quart seulement du salaire par année d’ancienneté. « Quelqu’un qui a travaillé huit ans peut partir avec deux mois de salaire, ce qui représente un pourboire alors que les travailleurs licenciés ont besoin de soutien pour se former et retrouver un emploi », explique Catalene Passchier, de la Fédération des syndicats néerlandais et Alliés (FNV Bondgenoten).
Cet article vous est offert gratuitement par la rédaction, car vous êtes actuellement en période d'essai.
Vous avez accès à nos contenus pendant 1 mois.

it ans peut partir avec deux mois de salaire, ce qui représente un pourboire alors que les travailleurs licenciés ont besoin de soutien pour se former et retrouver un emploi », explique Catalene Passchier, de la Fédération des syndicats néerlandais et Alliés (FNV Bondgenoten).

Plus grave encore selon les syndicats : les employeurs ayant licencié devront payer les six premiers mois de l’indemnisation du chômage, à la place de l’UVW. Cette mesure va permettre à l’Etat de faire d’importantes économ

…
Vous avez une information à nous partager ?
Nos autres services
mind Research
Décider : un service de recherche et de market intelligence sur mesure pour alimenter vos analyses et appuyer vos prises de décisions.
En savoir plus
mind Ads
Communiquer : des dispositifs sur mesure pour maximiser votre visibilité et engager une communauté de professionnels qualifiés.
En savoir plus
Ce que vous devez absolument lire cette semaine
Les contenus essentiels de la semaine sélectionnés par la rédaction.
Voir tout
Danemark : le gouvernement veut donner un accès direct aux résultats des tests d’amiante aux salariés 
L’info. La ministre de l’Emploi et de l’Égalité Ane Halsboe-Jørgensen a présenté, le 28 septembre, un projet de loi visant à...
UE : les députés réclament une obligation d’évaluer les risques psychosociaux
L’info. Ce 6 septembre, les députés européens ont approuvé le rapport de la commission de l’emploi sur les risques psychosociaux à 413 voix contre...
France : le projet de budget pour 2027 prévoit un nouveau tour de vis sur les arrêts maladie
Ramener le déficit de la Sécurité sociale en France de 22,6 milliards d’euros à 12,7 milliards, est l’une des grandes orientations du projet de budget pour 2027, adopté en Conseil des ministres le...
UE : les partenaires sociaux placent la Commission entre deux feux sur les emplois de qualité
L’info. La deuxième phase de consultation des partenaires sociaux sur les emplois de qualité s’est achevée le 28 septembre. Préalable obligatoire à...
Les articles les plus consultés du mois sur mind RH
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
1
Allemagne : IG Metall réclame 5% de hausse salariale dans un contexte sous pression
Malgré la crise qui frappe l’automobile, la direction du syndicat allemand IG Metall a annoncé, mercredi 23 septembre, qu’elle demanderait 5% de hausse salariale ainsi qu’une participation aux...
2
Juliette Baudry (Groupe Boiron) : “Un dispositif intergénérationnel pour mieux prendre en compte les différents temps de vie”
Depuis le 1er septembre 2026, les salariés du groupe pharmaceutique Boiron (1 700 salariés en France) bénéficient d’un “compte moments clés de la vie”. Issu d’un accord signé en février dernier...
3
France : le Conseil des ministres adopte le projet de loi sur la transparence salariale 
Après plusieurs mois de retard sur la date butoir européenne du 7 juin 2026, le ministre français du Travail Jean-Pierre Farandou a enfin présenté en Conseil des ministres, ce jeudi 10 septembre...
4
Espagne : le gouvernement revoit son projet de décret sur la transparence salariale
Le ministère du Travail espagnol a ouvert une consultation sur la transposition de la directive européenne concernant la transparence salariale et la réduction des écarts de rémunération entre les...
5
Espagne : approbation du décret sur le droit des salariés à une information claire sur leurs conditions de travail
Le gouvernement espagnol a validé, le 8 septembre en Conseil des ministres, le décret de transposition de la directive européenne sur les conditions de travail transparentes et prévisibles. Ce...
6
Florent Rispoli (ADP) : “Notre volonté est d’avoir une approche ouverte et inclusive de la parentalité”
Nommé en novembre 2025 DRH pour la France et la Suisse du spécialiste des solutions de gestion RH et de la paie ADP (2 000 collaborateurs en France), Florent Rispoli a signé le 3 juillet avec les...