La situation aurait pu être celle du jeu classique des relations sociales turques : une reconnaissance de la représentativité du syndicat délivrée par l’administration et un recours judiciaire intenté par la direction pour contester cette "certification". Mais pour la fédération syndicale internationale IndustriALL Global, le licenciement de 120 salariés syndiqués, pour l’essentiel des femmes, de l’usine située à Gebze (Turquie) appartenant à une filiale du groupe Yves Rocher, justifie de porter le combat sur la scène internationale. La mayonnaise médiatique a pris en Turquie, prochaine étape : la France.
« Le plus difficile est d’obtenir l’accord des salarié(e) de se syndiquer, mais une fois la majorité requise atteinte, la législation turque permet de recourir à une procédure administrative pour obtenir la certification du syndicat » explique à Planet Labor Kemal Özkan, secrétaire général adjoint d’IndustriAll Global.
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