Présenté mardi 12 juillet en soirée, l’accord salarial valable pour 200 000 salariés des banques publiques et privées allemandes est sans nul doute le plus faible des grands accords collectifs négociés en 2016. Il prévoit en effet une augmentation salariale globale de 3,7 %, mais sur 33 mois, jusqu’en octobre 2019. Pour le syndicat des services Verdi, ce n’est que grâce aux nombreuses grèves d’avertissement qu’une telle augmentation a pu être obtenue. Pour les employeurs, cette augmentation n’est acceptable que parce qu’elle s’étend sur une très longue durée. Les patrons considèrent en effet qu’après les crises des années passées, avec l’augmentation des législations de contrôle qui encadrent les banques européennes ou encore l’incertitude générée par le Brexit, leur secteur est en pleine crise.
Un accord à l’arraché. « Les employeurs n’ont cessé de présenter leur secteur comme sinistré et de dresser un portrait sombre du futur de la branche. Un accord n’a pu être obtenu que grâce à de très gros efforts … Il faudra vraiment que l’inflation reste basse pour que les salariés encaissent une augmentation réelle de leur salaire », a expliqué mardi soir le négociateur syndical et membre du bureau fédéral de Verdi Christoph Meister.
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