À quelques mois de la date limite de transposition de la directive européenne sur la transparence salariale, dont la portée s’annonce majeure pour les entreprises, mind RH vous propose une série d’états des lieux, dans les principaux pays européens, sur ce que sa mise en place va changer et comment les entreprises s’y préparent.
Comment se déroule la préparation à l’arrivée de la directive européenne sur la transparence salariale dans les entreprises allemandes ? De manière encore confuse, et ce en partie à cause d’un calendrier flou, si l’on en croit Anja Weusthoff, membre de la direction de la Confédération des syndicats allemands (DGB) en charge de la question des femmes et vice-présidente du Conseil allemand des femmes. “Le gouvernement a décidé que la question des dispositions de mise en œuvre et les contours du projet de loi seraient d’abord discutés dans le cadre d’une “Commission de mise en œuvre de la directive sur la transparence des rémunérations avec un minimum de bureaucratie”. Les arbitrages sont clos et le rapport final est attendu vers le mois de novembre”, précise-t-elle. Un avant-projet de loi sera ensuite préparé par le ministère fédéral de l’Éducation préalable à un projet de loi qui passera en Conseil des ministres avant l’examen au Parlement.
“Peut-être sera-t-il possible d’aboutir dès le mois de janvier 2026, mais peut-être pas”, indique la dirigeante syndicale à mind RH. Du point de vue de la représentation des travailleurs, “cela veut dire que nous n’avons aucun détail sur les droits et la place qui seront accordés aux comités d’entreprise et aux syndicats, et qu’il est donc difficile de préparer précisément les délégués du personnel et représentants syndicaux”.