Pour le syndicat Verdi, l’année 2015 s’achève en demi-teinte. Après des mois de négociations, le syndicat allemand des services est parvenu à signer, le 17 décembre à Essen, avec l’enseigne irlandaise de mode à bas prix Primark un accord « décisif » dans lequel elles’engage à rémunérer à l’avenir ses quelque 7000 salariés en Allemagne selon les accords collectifs régionaux en vigueur dans le commerce de détail et de vente par correspondance. En revanche, aucune solution ne se profile à l’horizon dans le conflit qui oppose Verdi et Amazon depuis près de deux ans. A quelques jours de Noël, Verdi a appelé, lundi 21 décembre, à nouveau les salariés d’Amazon sur six sites logistiques, à Coblence, Rheinberg, Werne, Bad Hersfeld, Graben et Leipzig, à cesser le travail pour obtenir de meilleures conditions de travail et la signature d’un accord collectif.
Un signal capital pour la branche. Alors que Verdi se bat depuis des années sur plusieurs fronts pour freiner l’érosion du système des accords collectifs et convaincre des grandes chaînes de distribution (Globus, Amazon, Real…) de reprendre les accords collectifs en vigueur dans le commerce de détail, la nouvelle de la signature d’un accord avec Primark a créé la surprise Outre-Rhin.
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