À première vue, les intentions du futur président des États unis agissent comme un repoussoir pour les syndicats. L’abrogation annoncée des quelques règlementations sociales adoptées par Barack Obama, des législations de droit du travail « archaïques », et de l’Obamacare ne correspond pas vraiment à l’agenda syndical (v. dépêche n°9915). Cependant, Donald Trump a gagné dans les États comme la Pennsylvanie, l’Ohio et le Wisconsin qui ont été des terres d’ancrage du mouvement syndical, ce vote témoignant que ces élections attendent d’une administration républicaine une amélioration de leur sort. Les sondages à la sortie des urnes par la centrale syndicale AFL-CIO montrent que parmi les électeurs ayant un membre syndiqué dans leur foyer, une faible majorité – 51% – ont voté pour la candidate démocrate, contre 43 pour Trump.
Etats-Unis : un futur président pro-classe laborieuse et anti-syndicats ?
L’inimitié entre le Donald Trump homme d’affaires et les syndicats est connue. Mais qu’en sera-t-il de leurs relations lorsqu’il sera confronté à la mise en œuvre d’un programme qui à mains égards répond aux attentes des travailleurs et même des syndicats ? De même pour les entreprises qui peuvent trouver des raisons de s’inquiéter de certaines mesures annoncées.
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