Alors que le ministre du Développement Economique et du Travail Luigi Di Maio a contraint les grandes multinationales des livraisons de repas à s’asseoir à la table des négociations avec les syndicats pour aboutir à une convention collective nationale (CCN) dédiée aux « riders », les partenaires sociaux de la logistique s’imposent dans le débat. Comme il avait été convenu lors du renouvellement de leur CCN en décembre dernier (v. dépêche n°10482), les organisations patronales et les syndicats Filt-Cgil, Fit-Cisl et UilTrasporti sont parvenus, le 18 juillet, à un accord pour définir un profil professionnel pour le livreur à vélo. Profil professionnel théorique tant que les plateformes n'adhèrent pas aux organisations patronales ou que riders ne sont pas reconnus comme des salariés par les plateformes…
Selon la CCN, le livreur à vélo est considéré comme un salarié –avec toute la protection sociale qui en découle – et doté d’une grande flexibilité horaire : temps de travail maximal de 39 heures par semaine (minimum 2h par jour, maximum 8h), distribuées au maximum sur 6 jours par semaine, et possibilité de temps partiel.
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