Le 18 février, la CSI organisait une mobilisation syndicale internationale « qui a donné lieu à plus de 100 manifestations dans au moins 60 pays en soutien au droit de grève » (v. dépêche n°8900) en défense du droit de grève « attaqué par les employeurs » à l’OIT. Depuis deux ans, un différend oppose représentants des travailleurs et des employeurs, ces derniers déniant la compétence aux organes de supervision de l’application des normes par les États pour évaluer les règlementations relatives au droit de grève au motif qu’aucune convention de l’OIT ne reconnait ce droit.
OIT : employeurs et syndicats enterrent la hache de guerre sur le droit de grève
La Confédération syndicale internationale (CSI) a annoncé la conclusion d’un accord entre les représentants des travailleurs et des employeurs à l'OIT sur la reconnaissance du droit de grève comme droit fondamental. Derrière ce litige sur la nature de ce droit, les mandants de l’OIT se livraient une autre guerre sur la procédure de supervision par l’organisation internationale du respect par les États des normes fondamentales. Une fois la reconnaissance du droit de grève arrêtée, les parties ont pu éteindre la polémique sur la procédure de contrôle en proposant un nouveau cadre.
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