L’IG Metall a lancé le premier coup de semonce dans les négociations collectives de la métallurgie qui concerne 3,7 millions de salariés. Peu après minuit, alors que la clause sociale interdisant les grèves arrivait à échéance, les métallos ont commencé des débrayages dans le sud et l’ouest de l’Allemagne, chez Daimler, Faurecia ou Premium Aerotec, entre bien d’autres. Ces grèves d’avertissement qui touchent à tour de rôle de nombreuses entreprises du secteur, devraient mobiliser jusqu’à 100 000 salariés. Alors que le syndicat demande 5,5 % d’augmentation sur 12 mois, l’offre patronale présentée en début de semaine n’est que de 2,2 %. De part et d’autre, l’analyse de la conjoncture est diamétralement opposée. Ce qui pèse lourdement sur les débats. Par ailleurs, les employeurs rejettent totalement l’exigence de l’IG Metall qui veut introduire un droit à un temps de formation continue. Les négociations reprendront le 6 février prochain.
5,5 % contre 2,2 %. C’était à prévoir, l’offre faite par la Fédération des employeurs de la métallurgie Gesamtmetall est très éloignée des prétentions du syndicat. Les patrons proposent 2,2 % d’augmentation sur 12 mois à partir du 1er mars, contre 5,5 % demandés. Le Gesamtmetall a notamment insisté sur le faible taux d’inflation (0,9 % en moyenne 2014) qui garantit aux salariés du secteur une progression réelle des salaires.
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