En signant un accord mondial exclusivement consacré à l’intelligence artificielle en janvier 2025, Syensqo et ses instances représentatives internationales ont agi en pionniers. Le texte, signé par le comité d’entreprise européen et le Global Forum, engage l’entreprise à durée illimitée sur les impacts sociaux de la technologie dans les 30 pays où elle est présente. Le côté novateur est notamment une volonté du DRH du groupe Hervé Tiberghien : “Nous pensons, à Syensqo, notamment à cause de notre raison d’être (“Nous sommes des explorateurs créant des ruptures qui font progresser l’humanité”, Ndlr), qu’il faut qu’on fasse les choses vite. Pour les grandes réorganisations, nous avons maintenant presque une règle de les faire en trois mois de négociations et six mois de mise en place. Nous sommes maintenant dans un rythme beaucoup plus élevé car le monde autour de nous change rapidement”, explique-t-il.
Ce nouveau rythme est permis selon le dirigeant par une “culture de dialogue social” : “Nous voulions discuter de l’IA de cette manière et les partenaires sociaux avaient la même réflexion. Le but était de donner un petit peu de sens à ce qu’on essayait de faire en matière d’intelligence artificielle et des limites qu’on y voyait d’autre part. Les négociations n’ont pas été conflictuelles”, retrace-t-il.