Pour Linda Brown, technicienne sur une ligne de montage et travailleuse pro-syndicale, « les menaces doivent cesser ». Elle a raconté aux représentants syndicaux et politiques français qu’elle a rencontrés dans l’hexagone son quotidien à l’usine Nissan de Canton : « j’étais en train de parler du syndicat avec un de mes collègues en lui disant que nous devions pouvoir nous exprimer. Notre manager s’est levé et est resté près de nous pour nous espionner, puis mon collègue a été convoqué par la direction. Ils lui ont dit de ne pas parler de syndicat avec moi, ni avec quiconque d’autre dans l’usine, ni dans le parking ». « Vous entendez la phrase ‘le site va fermer ‘ tous les jours ; j’ai eu des managers qui sont venus voir mon groupe de collègues pour nous dire que si nous décidions de nous syndiquer, la direction fermerait alors le site et délocaliserait au Mexique.
Etats-Unis : plus de 10 ans de bras de fer entre la direction de l’usine Nissan (Canton, Mississippi) et le syndicat de l’automobile UAW pour la syndicalisation du site
Pour la 2e fois, des travailleurs de l’usine Nissan de Canton (Mississipi) ont fait une tournée en France – du 2 au 7 novembre dernier – à la recherche de soutiens syndicaux et politiques dans leur combat pour la syndicalisation du site. Depuis plus de 10 ans, un bras de fer oppose les travailleurs pro-syndicats et la filiale américaine de l’entreprise japonaise concernant l’organisation d’un vote permettant aux salariés de se prononcer sur la présence d’un syndicat.
Vous avez une information à nous partager ?
Nos autres services
Ce que vous devez absolument lire cette semaine
Les contenus essentiels de la semaine sélectionnés par la rédaction.
Les articles les plus consultés du mois sur mind RH
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.