Les autorités russes craignent une déstabilisation politico-sociale dans les villes mono-industrielles, qui subissent de plein fouet la crise. Héritières de l’économie planifiée soviétique, elles ont été bâties selon des considérations purement politiques. L’obsolescence des équipements et les problèmes de rentabilité de ces énormes complexes entraînent des licenciements massifs. Le gouvernement cherche les moyens de diversifier leurs économies : il a alloué près de 344 Mds de roubles (environ 7,3 Mds d’euros) au financement de mesures de soutien aux « monovilles » dans le budget 2014.
En décembre, un organe exécutif unique dépendant du ministère de l’Economie a été désigné pour régler le problème et prendre en charge la surveillance de ces villes. Il doit rendre un rapport deux fois par an, selon un système d’évaluation des risques d’explosion comportant sept critères (hausse du chômage, réductions de salaires, ralentissement économique, etc.). Ce classement n’est pas divulgué.
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