Après le parquet de Milan (v. dépêche n° 12381), qui avait exigé en février la régularisation de plus de 60 000 travailleurs des plateformes de livraison de repas, la justice italienne fait un nouveau pas en avant pour mieux protéger les riders. Dans un arrêt du 30 juin, le tribunal de Bologne a estimé que les plateformes de livraisons de repas ne peuvent pas obliger les livreurs à vélo à accepter la convention collective signée le 15 septembre par l’organisation patronale Assodelivery et le syndicat UGL Rider (v. dépêche n° 12130), parce que UGL Rider n’est pas représentatif.
Le tribunal s’est prononcé sur demande des syndicats Nidil-Cgil, Filt-Cisl et Filcams Cgil, qui dénonçaient Deliveroo Italy pour comportement antisyndical. Après la signature de la convention collective de septembre, Deliveroo avait en effet imposé à tous les riders d’en accepter les termes et les conditions, sous peine d’interruption du contrat de travail, et les livreurs « dissidents » avaient été écartés.
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